Après ce long « week-end » rempli d’échanges, de rencontres lors de marchés ou d’animations de quartier – mais aussi d’une pause en famille pour la Fête des Mères – la campagne continue pour encore deux courtes semaines avant le 1er tour.

Ce matin, j’ai rendu visite à un acteur associatif de notre circonscription, engagé pour accompagner et entourer les familles et enfants hébergés dans des centres d’urgence et des hôtels sociaux. Notre échange, emprunt d’émotions, me laisse avec un sentiment d’urgence pour agir et restaurer l’humanité au cœur de notre société et de notre République.

Notre système administratif, par sa complexité et ses lenteurs, fabrique en effet des trappes juridiques, humaines et sociales, qui rendent invisibles des personnes vulnérables et mettent hors de vue la précarité de leur situation.
Souvent ce sont des femmes arrivées de loin avec de jeunes enfants, en attente d’une décision sur leur demande d’asile, parfois déboutées mais inexpulsables, à qui l’on refuse le droit de travailler et que l’on héberge dans des chambres d’hôtels exigües et hors de prix, sans cuisine et sans espace de vie.

Leurs enfants ne sont généralement pas scolarisés et peuvent attendre parfois plus de 3 ans avant de retrouver un statut clarifié, leur permettant de trouver une place dans notre société. Chaque dossier pour scolariser les enfants est en effet traité individuellement, demandant souvent de solliciter le Défenseur des Droits pour être conclu.

Il n’y a pas de réponse miracle face à des situations humaines complexes et toutes différentes. Mais nous ne pouvons pas nous résigner si notre pays n’est pas en mesure d’organiser a minima des écoles d’accueil, passerelles transitoires pour ces enfants vers le monde éducatif, pour qu’ils puissent s’éveiller et grandir entourés.

Il n’y a pas de réponse uniforme à avoir face à l’immigration, mais il est essentiel et urgent que les lois qui existent soient appliquées, que les délais soient tenus, que l’éducation des enfants soit considérée comme un droit absolu, et que les bénévoles et associations qui accompagnent ceux et celles dans la détresse soient reconnus, remerciés pour leurs efforts et soutenus financièrement. Ces engagements sont au cœur du programme d’Emmanuel Macron et vous pouvez compter sur ma vigilance pour qu’ils soient suivis de résultats.

Nous aspirons à ce que notre pays se transforme. Il ne pourra le faire en oubliant ceux qui sont à ses marges ou en perdant notre part d’humanité. C’est la condition pour que la Fraternité de notre devise républicaine soit vivante, et que Liberté et Egalité soient possibles.