En Marche est un mouvement qui a grandi grâce à l’engagement de citoyens, souvent anonymes, mais convaincus de l’utilité de poser un diagnostic collectif lucide sur l’état de notre pays et de notre société.

Derrière le projet devenu désormais présidentiel se cachent ainsi des milliers de visages et d’histoires personnelles. Cette démarche, profondément ancrée et profondément humaine, est à mes yeux une des principales richesses d’En Marche. La faire perdurer est essentielle pour que la politique se fasse en pensant à ceux et celles à qui elle s’applique, les Français et Françaises !

J’aimerais ainsi partager avec vous au fil de cette campagne les rencontres et échanges qui m’auront marquée, les phrases et les conversations que j’aimerais garder pour la suite et tout ce qui dit en quelques lignes beaucoup plus que de longs discours sur l’état de notre pays.

Aujourd’hui, j’ai eu un long échange avec un libraire de notre circonscription, triste de voir que moins d’adultes lisent et que moins de parents lisent des histoires à leurs enfants. Amer de se sentir désormais trop petit pour savoir répondre à des appels d’offre publics si compliqués que seuls les grands acteurs avec des services juridiques pléthoriques peuvent remplir… Inquiet de voir qu’une forme d’acculturation collective guette, les écrans prenant la place de l’imagination et de l’échange.

Il n’y a pas de réponse facile car on ne peut forcer quiconque à lire. Mais on peut sûrement donner un meilleur accès à la culture à beaucoup plus de Français qui se sentent exclus des lieux où elle se construit. On peut sûrement redonner aux professeurs dans les écoles plus d’autonomie et de moyens pour éveiller la curiosité et l’envie d’explorer aux plus jeunes et aux adolescents. On peut aussi sûrement soutenir ceux qui font vivre notre culture, française et complexe, – artistes, écrivains, danseurs et photographes… – en leur donnant plus de place dans nos médias, nos discours et notre vie politique.

Ce sont quelques uns des axes du projet d’Emmanuel Macron autour de la culture, avec un Pass Culture pour les jeunes et l’ouverture des bibliothèques le soir et le week-end. Ce sont de bons débuts.

Grande lectrice moi-même, qui lit chaque soirs une (et parfois « une autre encore ! ») histoire à mes enfants, j’irai aussi, c’est certain, faire plus souvent mes emplettes littéraires chez ce libraire qui nous veut du bien…